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Smart City : le CNJC s’associe aux efforts visant à promouvoir une gouvernance numérique centrée sur les citoyens
La troisième session du Comité multipartite de suivi fait progresser le développement d’une plateforme numérique de participation citoyenne actuellement expérimentée à Soa et Dschang
Yaoundé, 25 août 2026 — Et si la ville de demain commençait par mieux écouter ses citoyens ?
C’est cette question qui a donné le ton à la troisième session du Comité multipartite de suivi du développement de l’application Smart City, tenue au siège du Fonds Spécial d’Équipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM) à Mimboman, Yaoundé.
Présidée par le Directeur Général du FEICOM, la session a réuni les principales parties prenantes impliquées dans le développement et l’expérimentation de l’application, notamment les Maires et représentants des communes pilotes de Soa et Dschang, le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), ainsi que les partenaires techniques et institutionnels.
Le Conseil National de la Jeunesse du Cameroun (CNJC) était représenté par NDOH Ida Pih, qui a porté la perspective de la jeunesse dans les échanges consacrés à la transformation numérique, à la participation citoyenne, au développement urbain durable et à l’avenir de la gouvernance locale.
L’application Smart City est développée dans le cadre de la Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC), avec le soutien de l’Union européenne et une mise en œuvre assurée par Expertise France, le FEICOM jouant un rôle institutionnel majeur.
Des tests aux solutions concrètes
La session a permis d’examiner les progrès réalisés dans le développement et l’expérimentation de l’application, d’évaluer la mise en œuvre des recommandations formulées lors des sessions précédentes et d’identifier les activités restantes ainsi que les mesures correctives nécessaires pour faire avancer le projet.
Le premier module, consacré à la gestion des déchets, a été finalisé et testé à Soa et Dschang.
La phase pilote revêt une importance particulière, car l’application est conçue pour évoluer à partir de son utilisation dans des conditions réelles. Les expériences de Dschang et de Soa permettront ainsi d’apporter de nouvelles améliorations, tout en donnant à chaque commune la possibilité d’adapter l’outil à ses propres réalités territoriales et administratives.
Adapter la technologie aux responsabilités municipales
L’une des principales questions techniques abordées concernait la cartographie territoriale et la répartition des responsabilités à l’échelle des quartiers.
Pour qu’un signalement effectué par un citoyen puisse entraîner une réponse efficace, le système doit être capable d’identifier le lieu où se situe le problème et de transmettre l’information à l’opérateur ou au service municipal compétent. Cela nécessite une définition claire des quartiers, des zones et des périmètres de responsabilité.
Le processus qui en résulte peut être simple, mais efficace :
Signalement du citoyen → Identification géographique → Service/opérateur responsable → Intervention → Suivi
Au-delà des signalements individuels, les données générées pourront aider les communes à identifier les zones où les problèmes sont récurrents, à suivre les taux de réponse et à mieux répartir leurs ressources.
Du signalement citoyen à la participation citoyenne
L’application Smart City va, en définitive, bien au-delà de la technologie. Elle vise à créer un canal structuré permettant aux citoyens de faire part de leurs préoccupations, de signaler des problèmes tels que les dépôts sauvages d’ordures et de fournir des informations susceptibles d’améliorer les services municipaux.
Toutefois, pour que ce dispositif fonctionne efficacement, la technologie doit s’accompagner d’une sensibilisation des citoyens, d’acteurs locaux compétents et de services municipaux réactifs.
Les comités de quartier, les opérateurs de pré-collecte, les services municipaux et les autres acteurs communautaires auront donc un rôle important à jouer afin que les informations reçues à travers la plateforme se traduisent par des actions concrètes.
Cette initiative ouvre également de nouveaux espaces de contribution pour les jeunes, notamment en tant qu’ambassadeurs du numérique, mobilisateurs communautaires et acteurs engagés de la gouvernance locale.
Au-delà de la gestion des déchets
Bien que la gestion des déchets constitue le premier module achevé, les discussions ont également mis en évidence le potentiel de la plateforme à devenir un outil plus large de communication municipale et de participation citoyenne.
À l’avenir, elle pourrait faciliter la diffusion d’informations municipales, d’annonces, d’événements locaux et de messages de sensibilisation, tout en offrant aux citoyens des canaux pour transmettre leurs avis, suggestions et signalements.
La vision repose ainsi sur une relation à double sens :
Les communes informent les citoyens.
Les citoyens informent les communes.
Construire aujourd’hui la ville de demain
La troisième session du Comité de suivi a réaffirmé que Smart City n’est pas un produit technologique figé. Son développement continuera d’être façonné par les expériences de terrain, les retours des utilisateurs et les enseignements tirés des communes pilotes.
Pour le CNJC, la participation à ce processus représente une occasion de veiller à ce que les jeunes soient pleinement associés aux discussions qui façonnent les systèmes numériques, environnementaux et de gouvernance des villes dont ils hériteront.
Avec l’engagement du FEICOM, du MINHDU, des communes de Soa et Dschang, du Conseil National de la Jeunesse du Cameroun et des autres parties prenantes, ainsi que le soutien de l’Union européenne, d’Expertise France et de la Plateforme Urbaine au Cameroun, cette initiative traduit une volonté croissante de mettre la technologie au service des populations.
La ville de demain se construit aujourd’hui, et cela commence par une meilleure écoute de ses citoyens.
Partenaires : Union européenne | Expertise France | FEICOM | MINHDU | Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC) | Communes de Soa et Dschang | Conseil National de la Jeunesse du Cameroun (CNJC)
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